Conférence des lauréats du prix Sporck 2025
Infos
Institut de Géographie (bât. B11), Clos Mercator, 3
4000 Liège (Sart-Tilman)
Les « Conférences des lauréats du prix Sporck » sont organisées pour permettre aux géographes récemment diplômés de l’Université de Liège de présenter des mémoires d’excellente qualité.
À l'issue de leur présentation, il est prévu un moment d’échanges sur leurs parcours avec les étudiant.e.s qui devront bientôt réaliser leur mémoire de fin d’étude.
Datation OSL et analyse sédimentaire et morphologie des tertres d'orpaillage de deux ruisseaux ardennais (Rougerie et Schinderbach, Belgique)
Thomas HENNUY, master en sciences géographiques, orientation global change (géomorphologie)
En Ardenne belge, l’orpaillage alluvionnaire antique a profondément remodelé les rivières et les fonds de vallées. Les morphologies résultantes sont encore visibles aujourd’hui et influencent toujours l’évolution des cours d’eau. Pourtant, elles font l’objet de peu d’attention scientifique et sont de plus en plus menacées de destruction par les activités agricoles et forestières.
Cette étude aide à combler ce manque en évaluant le potentiel de la datation par luminescence stimulée optiquement (OSL) appliquée au quartz pour la datation des tertres d’orpaillage, et en analysant les méthodes d’exploitation ainsi que les dépôts associés. Deux sites ont été étudiés : le ruisseau de la Rougerie et le Schinderbach-A. Des datations radiocarbone ont également été réalisées et situent l’exploitation de la Rougerie durant la période romaine (230–380 cal. AD) et celle du Schinderbach-A à la période celtique ou gallo-romaine (196–41 cal. BC). Les analyses géomorphologiques ont permis de proposer deux modèles conceptuels de l’évolution du fond de vallée.
Ces résultats constituent le premier cadre chronologique fiable pour les tertres d’orpaillage du massif de Stavelot et apportent de nouvelles perspectives sur l’histoire de l’exploitation aurifère ancienne en Ardenne.
Freins et moteurs pour un développement d'une stratégie TOD (Transit-Oriented Development) dans des contextes métropolitains transfrontaliers - Cas d'étude de Bâle, de Genève, de la Grande Région et de Copenhague-Malmö.
Dean SCHMITZ, master en sciences géographiques, orientation urbanisme et développement territorial
Des régions métropolitaines transfrontalières sont souvent marquées par d’importants flux de navetteurs, tandis que l’aménagement du territoire et la conception des réseaux de mobilité restent généralement limités aux frontières nationales. Une politique de planification spatiale et de mobilité coordonnée, durable et transfrontalière, fondée sur les principes du Transit Oriented Development, est désormais essentielle pour orienter les flux pendulaires vers l’offre de transports publics. Ces coopérations demeurent toutefois souvent complexes et constituent un véritable défi.
La présentation vise à identifier les freins et dynamiques existant dans la coopération transfrontalière en matière d’aménagement du territoire et de planification de la mobilité. Quatre études de cas présentant d’importants flux pendulaires seront mises en lumière : Bâle (Suisse – France – Allemagne), Genève (Suisse – France), la Grande Région (Luxembourg – Belgique – France – Allemagne) ainsi que la région de l’Öresund (Suède – Danemark). Seront analysés les différences et incompatibilités entre les systèmes nationaux d’aménagement, les structures institutionnelles, les acteurs clés dans l’élaboration de stratégies et de projets communs, les mécanismes de coordination, les instruments d’aménagement utilisés, les mesures infrastructurelles ainsi que les modèles de gouvernance.
