Découvrir le monde autrement : les études en géographie
Comprendre les dynamiques du monde, entre sciences naturelles et enjeux sociétaux : les études en géographie allient théorie, terrain et ouverture vers une multitude de débouchés.
L
e 13 mai dernier, un groupe d’étudiant·es du bloc 1 du master en sciences géographiques, orientation Global Change partait pour une nouvelle journée de terrain, cette fois, à Han-sur-Lesse et à Laviot.
« Ce n’est pas une formation où l’on reste passif. On apprend à chercher, à croiser les approches, à poser des hypothèses, à les valider sur le terrain. C’est ce qui rend la géo si formatrice » explique Marine, étudiante du master. Cette immersion pratique est au cœur de la pédagogie proposée dans le parcours en sciences géographiques de la Faculté des Sciences.
En effet, les études en géographie se distinguent par de nombreuses journées sur le terrain. En bachelier, ce n’est pas moins de 43 jours qui sont consacrés aux terrains réalisés en dehors des murs de l’université, en Belgique ou à l’étranger !
« En bac 2, on avait déjà 20 jours de terrain, et en bac 3, une semaine en Pologne, quatre jours dans les Vosges… ça permet de vraiment visualiser ce qu’on étudie », explique Pauline, étudiante en bachelier.
Ces journées de terrain favorisent l’apprentissage actif, mobilisant les connaissances des étudiant·es en les transformant en compétences concrètes, tout en favorisant davantage la cohésion (et la convivialité !) entre étudiant·es et professeur·es.
« Si on est un peu indécis et qu'on aime toutes les sciences, c'est le combo parfait ! »
Avant de choisir l’orientation de leur master, les étudiantes et étudiants inscrits en bachelier en sciences géographiques reçoivent une formation solide et variée. Ils et elles acquièrent d’abord des bases scientifiques indispensables, comme les mathématiques, la physique ou la biologie, qui permettent de mieux appréhender les processus naturels. Parallèlement, ils développent des compétences transversales en anglais, en programmation ou en économie, essentielles pour évoluer dans un monde connecté et complexe. La géographie elle-même se décline en trois grands domaines :
- la géographie physique, qui étudie le fonctionnement des milieux naturels et les phénomènes climatiques ;
- la géomatique, qui utilise les technologies modernes comme les satellites et les systèmes d’information géographique pour cartographier et analyser l’espace ;
- la géographie humaine, qui s’intéresse à l’organisation des territoires, aux dynamiques urbaines, aux enjeux environnementaux et sociaux.
« C’est l'une des formations les plus variées que j’ai vues : on peut y étudier aussi bien les sciences naturelles que les enjeux sociaux ou les outils numériques. Et au fur et à mesure, on affine ses intérêts », souligne Lucie, étudiante en master.
Après le bachelier, plusieurs masters permettent de se spécialiser selon ses intérêts et ses ambitions professionnelles. « Moi j’ai choisi un mémoire qui faisait intervenir la partie pratique sur le terrain et les labos, mais aussi la gestion des données. C’est ça qui est bien : chacun peut s’orienter selon ce qu’il préfère », remarque Marine. La formation favorise aussi une ambiance conviviale et un vrai dialogue entre étudiant·es et professeur·es : « On est peu nombreux par année, les profs sont accessibles, et chacun trouve sa voie », ajoute-t-elle.
Plus concrètement, celles et ceux qui souhaitent approfondir les outils numériques et la gestion des données spatiales peuvent choisir la géomatique, dont le programme est orienté vers le métier de géomètre-expert·e ou de spécialiste en données géographiques. D’autres, préfèrent se concentrer sur les grands défis environnementaux et climatiques, en suivant le master Global Change, qui mêle sciences naturelles et sociales pour comprendre et anticiper les transformations planétaires. Enfin, le master en urbanisme et développement territorial prépare à concevoir des espaces de vie durables, en tenant compte des réalités post-industrielles et rurales.
Des débouchés intarissables, où l'on peut jongler entre terrain et vie de bureau
Les diplômé·es en sciences géographiques trouvent des débouchés très nombreux et diversifiés, allant de la gestion environnementale à l’aménagement du territoire, en passant par la recherche, l’enseignement ou les métiers liés aux données géospatiales.
« En géographie, il y a énormément de débouchés, c'est vraiment facile de trouver un job après », explique Lucien, étudiant en master. Il souligne aussi l’aspect collaboratif du métier : « Un géographe va très rarement travailler seul sur des gros projets. On fait appel à des gens issus des sciences humaines, sociales ou naturelles. On travaille beaucoup en groupe, et ça, c’est vraiment aussi intéressant. ».
La Faculté des Sciences veille à ce que les étudiant·es de dernière année de master et les alumni aient accès à une base de données, mise à jour quotidiennement, qui recense toutes les offres d’emploi du secteur privé comme du secteur public, en lien avec leur formation.
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Retour en images sur le terrain à Han-sur-Lesse et Laviot
